Comme expliqué dans le blog précédent la confiance en soi, c’est la potion magique qui va transformer votre savoir en résultat concret. Dans cet article je vous propose 7 stratégies aidantes pour renforcer la confiance. Certaines de ces solutions vous parleront plus que d’autres. L’important, c’est de prendre un chemin qui vous corresponde, qui vous parle et sur lequel vous voulez vous engager.

1. Construire la confiance par des petites actions qui vous parlent

La bonne nouvelle, c’est que la confiance, ça se travaille. Et particulièrement la confiance conditionnelle, celle qui vient par répétition, par entrainement. Prenez l’exemple d’une présentation en public, je ne connais personne qui puisse être à l’aise dans une présentation devant un public important du premier coup, sans s’être entrainé. C’est également valable pour d’autres situations où il s’agit d’interagir avec les autres. Dans cette situation, il peut être utile de travailler sur les présomptions que vous avez à votre égard ou sur les messages négatifs dont vous avez été bombardé pendant trop longtemps. Il s’agira également de prendre du recul par rapport à la généralisation d’expériences négatives passées.

2. Identifier les origines

Un problème bien compris, et c’est déjà une bonne partie de la solution qui est trouvée. Si vous souffrez d’un manque de confiance en vous, il est utile d’en identifier les causes. Il sera plus facile de prendre les mesures nécessaires pour mettre en place des stratégies et des solutions pour aller de l’avant. Les causes du manque de confiance en soi sont multiples. Les plus récurrentes sont : la peur de la critique et de ne pas pouvoir y répondre, la peur du regard de l’autre, le doute de soi, un sentiment d’infériorité, de grandes attentes par rapport à sa prestation et la sensation de sentir mal aimé et mal compris. Parfois, il peut arriver que la réponse ne vienne pas de suite. Ne vous focalisez pas là-dessus, travaillez sur ce que vous aimeriez à la place. Et parfois, il s’agit juste d’en prendre conscience, le temps ou l’échange avec un proche ou un coach pourra vous être utile si vous désirez accélérer la compréhension.

3. Faire appel à des émotions positives, utiliser la capacité de notre cerveau à lier des émotions à des situations

Il peut également s’agir d’une expérience passée, même dans un autre contexte, qui se rappelle à vous. Difficile par exemple d’être à l’aise avec quelqu’un avec qui vous êtes en conflit. Pour certains, cela ne pose aucun problème, mais pour d’autres, un malaise va s’installer qui va les empêcher de s’exprimer comme ils l’aimeraient. Les études ont montrés qu’il est beaucoup plus facile de démarrer une action de transformation sur une émotion positive. Dans une situation où vous avez besoin de plus de confiance, il peut être utile de vous rappeler une situation dans un contexte probablement différent, où vous aviez cette confiance. Un petit exercice : « Imaginez la situation qui vous pose problème, faites comme si vous y étiez. Faites le jusqu’a ce que vous ressentiez les mêmes signaux physiologiques. Normalement en un quart de tour vous devriez ressentir les mêmes symptômes. Prenez 2-3 minutes pour bien visualiser et appuyez sur pause :-). Maintenant changez de position ou rappelez-vous ce que vous avez fait la journée précédente… histoire de vous remettre dans un état neutre. Une fois que cela est fait, imaginez un moment heureux où vous étiez vraiment bien, p.ex. avec des personnes qui comptent, en nature, en vacance. Prenez 2-3 minutes et rappelez-vous cette situation dans ses moindres détails jusqu’à ce que vous vous sentiez bien. » Cet exercice démontre qu’il est relativement facile de générer une émotion positive, même si, a priori, on se trouve dans une situation stressante. Cette capacité à générer les bonnes ressources peut se travailler seul ou en coaching. La plupart d’entre nous, confrontés lors d’un évènement à un nouveau groupe d’amis ou de nouveaux collègues, iront très naturellement vers quelqu’un que nous connaissons. Ce qui permet en général de trouver plus de confiance et d’être plus à l’aise. C’est cette confiance renforcée qui permettra par la suite de faire de nouvelles rencontres. Ainsi partant de cette stratégie, avant chaque situation ou vous avez besoin de confiance, chercher le contact avec des personnes ressources.

4. La visualisation

La visualisation est un outil puissant qui va vous aider : et si j’étais confiant, comment est-ce que cela serait ? Imaginez, visualisez-vous dans la situation avec le plein de confiance. Variez les scénarios histoire de ne pas être surpris si cela ne se pase pas exactement comme voulu. Avec cela, vous dites exactement à votre cerveau ce que vous aimeriez atteindre, et il sera en mesure de vous aider. D’ailleurs, en pratiquant la visualisation, il construit déjà les chemins neuronaux nécessaires. Plus vous développerez cette faculté de visualiser ce que vous voulez atteindre, plus cela sera facile. Ce n’est pas pour rien que les grands champions passent du temps à construire et à visualiser le mouvement, la piste, le parcours. Parfois, c’est très surprenant ; rappelez-vous l’expérience du citrondu blog précédent.

5. La physiologie

Il est difficile de sourire et d’avoir une émotion positive avec une posture recourbée, c’est physiologique. Alors, prenez une posture plus droite, concentrez-vous sur la respiration. Prenez un modèle, quelqu’un qui symbolise la confiance. Regardez-le, observez et essayez de prendre la posture, le phrasé, le même rythme et observez ce qui change. Pour plus d’information sur le renforcement de la confiance par la posture je vous recommande également la vidéo d’Amy Cuddy.

6. Traites-toi comme tu aimerais que les autres te traitent

Pourquoi ne se sent-on pas bien ? Parce que l’on n’est pas certain d’y arriver, que l’on doute de nos propres capacités, que l’on ne se trouve pas en mode apprentissage. On entend probablement une petite voix qui, de temps en temps, vient tout chambouler avec des messages qui sont tout sauf engageant “tu n’y arriveras pas” ou “Cela n’est pas pour toi “. Vous connaissez cette règle d’or qui vient de l’éthique de réciprocité, utilisée et énoncée sous différentes formes dans toutes les grandes religions et qui dit : « Traite les gens comme tu aimerais que les gens te traitent ». C’est une règle qui permet de mettre de la bienveillance dans les rapports et de construire la confiance. Appliquez-vous cette règle à vous-même ? : « Est-ce que je me traite/parle comme j’aimerais que les autres me traitent/parlent ? ». Prenez un moment pour réfléchir à votre dialogue intérieur : qu’est-ce que je me dis ? et à chaque fois qu je me dis ça comment est-ce que je me sens? comment changer mon langage intérieur pour me sentir mieux? Quels sont les mots , les phrases, les expressions qui me donnent de l’énergie? Si la confiance, c’est comme une plante qui s’épanouit, la bienveillance envers soi-même, c’est l’environnement qui lui permettra de s’épanouir. Parce que la confiance en soi, c’est aussi être sûr de compter sur soi.

7. Il n’y a pas d’échec, seulement des apprentissages.

Pour en savoir plus, je vous recommande par exemple le livre Mindset de Carole Dweck… Vous y comprendrez qu’un état d’esprit d’apprentissage est aidant et essentiel pour beaucoup d’aspects dans la confiance en soi. Un bel exemple, c’est l’apprentissage de la marche ou l’apprentissage de la parole que chacun d’entre nous a fait et qui, sans un tel état d’esprit, n’aurait pas été possible. À savoir que la société récompense et reconnait le talent, mais fait complètement l’impasse sur les milliers d’heures d’apprentissage et sur le temps que les personnes talentueuses ont investi.

Alors, il est facile de commencer. Commencez par de petites étapes, construisez petit à petit une fondation qui vous permettra d’être stable et bienveillant et sûr de vous. L’important, c’est d’avancer, à votre rythme, avec des étapes qui vous conviennent. Prenez conscience de la progression et appréciez les avancées.

Et puis encore une dernière chose, parce que, lorsque l’on est en manque de confiance, les premières étapes peuvent sembler insurmontables. Ne les faites pas seuls, organisez-vous du support et de la motivation. Vous voulez avancer plus rapidement parce que c’est pesant ? Vous voulez mettre les gaz? Faites-vous accompagner par un ami bienveillant ou un professionnel. Je n’ai pas pris un moniteur d’auto-école pour m’apprendre à conduire, cela n’était pas obligatoire : je l’ai pris pour le faire plus rapidement et avec plus de qualité.

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